Le printemps à Marrakech – Arrivée mouvementée

Je viens tout juste de rentrer de Marrakech. Je suis complétement déphasée et fatiguée, tellement le voyage fut dépaysant et agréable. J’ai totalement déconnecté de ma routine quotidienne. J’ai quitté Paris sous la neige et ses températures peu clémentes pour trouver là bas un ciel bleu sans nuage et un thermomètre aux environs de 25 degrés. Une vraie cure de soleil en plein hiver qui m’a été salutaire.

Mais le début a été plutôt chaotique, voyez plutôt!

J’avais réservé dans un Riad, le Riad Assala dont j’avais eu de très bons échos, et prévenu à deux reprises du jour et de l’heure de notre arrivée. Or, une fois débarqués de l’avion, personne. Enfin si… une quantité de chauffeurs attendant d’autres passagers, mais pas le nôtre! Nous attendons, l’heure passe et toujours personne… Nous nous résignons alors à prendre un taxi. Malheureusement, nous tombons sur un roublard qui nous prend les bagages des mains, les met dans le coffre… je  demande plusieurs fois le prix de la course, j’insiste… à un moment, il finit par demander 30 euros… haha! Un tarif exhorbitant! Je marchande, je marchande… et fait baisser la note à 20 euros. Exhorbitant tout de même.

Si vous allez à Marrakech, sachez-le : Pour vous déposer dans la Médina depuis l’aéroport, le prix d’un grand taxi ne doit pas excéder 100 dirhams ( environ 10 euros…) 130 dirhams s’il vous dépose directement à votre location.

Mais tout est allé vite, je n’avais pas l’habitude… Après deux jours j’ai pris le pli de marchander en rigolant avec les commerçants, et de me rebiffer si j’avais affaire à un filou de ce genre. Ya pas à dire, ça forge le caractère! Mais dès la descente de l’avion, je n’étais pas vraiment dans cet état d’esprit… Après le voyage, j’avais plutôt envie d’arriver au Riad, et vite!

Bref, le taxi nous dépose à l’endroit où le Riad était indiqué sur la map de leur site. Mais nous ne trouvons pas… on tourne, on tourne, et nos bagages attirent un essaim de jeunes garçons désirant absolument nous aider, et nous suivent même si on leur dit que non, on va se débrouiller. Mais même comme cela, nulle trace de ce riad, personne dans le quartier ne le connaît. On arrive à se procurer le numéro de téléphone du riad via les renseignements téléphoniques, mais le numéro semble aboutir à un fax…

Dans la cohue, je me prend un guidon de mobylette de plein fouet dans le bras, et pourtant je serrais bien à droite dans la rue… ( Et oui, dans la Médina tout le monde roule en vélo ou mobylette, il faut être assez vigilant car ils peuvent rouler assez vite.) J’ai mal, j’ai peur de m’être cassé quelque chose. Finalement j’en ressors avec une petite écorchure et un bleu énorme, toujours là une semaine après. Plus de peur que de mal…

 

Oh la belle jaune !

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Le temps passe et mes nerfs commencent à lâcher. Je suis dans un pays étranger avec mes valises, nous nous sommes fait rouler par un taximan verreux, notre Riad est aux abonnés absents, il est plus de 20h, j’ai mal au bras et la nuit est tombée…

Quand tout à coup (chant des anges) deux femmes françaises passent dans la rue où nous nous trouvons. Je leur demande si elles connaissent le Riad Assala. Elles me disent que non. (désespoir) Mais l’une d’elles me répond, en apercevant la nuée de garçons qui sont autour de nous et qui nous demanderont, à coup sûr, un petit bakchich pour nous avoir (inutilement, mais qu’importe) servi de guide :

Suivez-nous, on va chez un ami, on va voir ça tranquillement sur internet.

C’est ainsi que nous atterrissons chez Jean-Jacques, un charmant retraité français s’étant installé à Marrakech. De chez lui, nous réhitérons tranquillement les recherches du Riad, vérifions à nouveau le site internet qui nous confirme que l’adresse indiquée n’est pas bonne puisque rien ne se trouve à cet endroit (et pourtant je sais qu’il existe, ce riad mais où est-il??) et le téléphone ne répond toujours pas.

Remarquant mon état de stress accru par la fatigue du voyage, Jean- Jacques nous invite à partager le repas du soir… par chance, il fait également maison d’hôte et nous propose de rester au moins pour la nuit! Souhaitant par dessus tout me poser calmement et profiter des vacances et du séjour, nous acceptons l’offre avec plaisir. Sans ça, je ne sais pas où nous aurions fini la nuit!

C’est ainsi que nous avons finalement décidé de passer la totalité du séjour chez Jean-Jacques, dans la tranquillité de cette maison nichée au coeur de la Médina, proche de toutes les commodités. Un mal pour un bien.

« Pour le plaisir des yeux » je vous poste quelques photos de la maison :

Le premier étage

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Vue sur le patio

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La terrasse, avec transats

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Le jaccuzzi

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Charmant, n’est-il pas?

Donc, si vous allez à Marrakech, voici mes conseils de routarde dépassée par les évènements:

  • Notez scrupuleusement l’adresse où vous allez et demandez le numéro de téléphone du responsable.
  • Si vous réservez dans un hôtel ou un riad, assurez-vous qu’on vienne vous chercher à l’aéroport.
  • Si vous devez prendre un taxi, sachez-le : il y a une tarification stricte, affichée sur le par brise de la voiture. La course aéroport-Medina est au prix du 100 dirhams environ. Si ce prix n’est pas affiché et qu’on vous demande plus, refusez et cherchez un autre taxi ! Il y en a énormément d’autres à 50 mètres. Ne vous cantonnez pas seulement à ceux qui sont garés juste devant la sortie de l’aéroport

 

Je vous rassure, la suite du séjour est nettement moins chaotique et beaucoup plus agréable, à tel point que je n’ai qu’une envie, celle d’y retourner

 

Les autres étapes du voyage…

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9 comments on “Le printemps à Marrakech – Arrivée mouvementée

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