Prada et préjugés – Mandy Hubbard

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Callie est une ado de quinze ans mal dans sa peau, solitaire depuis que sa seule amie a changé de lycée. Lors d’un voyage scolaire à Londres, elle tente par tous les moyens d’approcher Mindy, une des trois filles les plus populaires du lycée. Pour cela, elle est prête à tout, même à dépenser 400$ dans une paire de Prada. Mais en sortant de la boutique juchée sur ses dix centimètres de talons, elle trébuche et se cogne la tête sur le trottoir.

Elle se réveille en pleine nuit dans une forêt sombre. Elle marche, marche, et finit par apercevoir une riche demeure. Elle frappe. Les personnes qui lui ouvrent sont tous habillés bizarrement et parlent à la manière d’autrefois. Ils la prennent également pour une jeune fille nommée Rebecca et l’accueillent. Avec stupeur, Callie apprend qu’elle se trouve en 1815. Comment retourner chez elle, à son époque ? Et surtout, avant que les personnes chez qui elle vit se rendent compte qu’elle n’est pas Rebecca? En attendant de trouver une solution, elle va devoir apprendre à se familiariser avec la vie et les usages si différents de cette époque. Et surtout, elle va devoir tenir tête à Alex, le jeune propriétaire du domaine aux préjugés sur les femmes bien arrêtés.

La couverture du livre ne peut pas induire en erreur, elle annonce la couleur : rose. Nous avons ici une histoire bien sirupeuse, que dis-je, une montagne de macarons recouverte de crème chantilly. Et Je plaide coupable. Je l’avoue sans aucune honte: je ne peux pas résister à cela. J’adore la chantilly.

Oui, malgré une héroïne quelque peu cruche et caricaturale (à qui on mettrait volontiers une paire de baffes) qui s’obstine tout le long du roman à imposer à tous sa vision moderne du monde et de la condition féminine comme si c’était la seule valable, sans prendre en compte les us et coutumes de l’époque tout à fait différente. Ce qui m’a fabuleusement agacée. Et malgré des facilités dans le récit ainsi qu’une intrigue cousue de fil blanc. Oui, oui.

Mais moi, quand on me sert des corsets, des rubans, des bals, un jeune Duc Darcy-esque, le tout saupoudré d’une fine couche de Jane Austen (sans toutefois que le tout ait une saveur comparable, ne nous leurrons pas)…je craque. Moi aussi, j’ai un cœur de midinette qui a le droit de battre! *élan dramatique*

En clair, un bon moment de lecture, rafraichissant et délassant, qui fait du bien au moral comme le ferait une grosse part de gâteau à la crème. Même si la fin est un peu frustrante. J’en aurais bien repris une part.

Prada et préjugés – Mandy Hubbard – Albin Michel – Coll. Wiz – Janvier 2011 – 13,50€

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