Nââândé!? Les tribulations d’une japonaise à Paris

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Aujourd’hui, parlons un peu lecture, et tout particulièrement d’un petit livre lu dernièrement que j’ai trouvé très intéressant et rafraîchissant. Mais tout d’abord, une petite introduction linguistique :

« Nââândé?! » :

« Interjection manifestant la stupéfaction et le trouble face à un acte ou un comportement jugé choquant. Les japonais utilisent ce mot quand ils sont en état de choc, presque sans voix. La langue française n’a pas d’équivalent pour exprimer ce sentiment violent qui ne peut être traduit que par des expressions comme « Oh! là! là! mais que se passe-il? » ou « Oh! non c’est pas possible »

Maintenant que vous avez compris le sens du titre, vous n’aurez aucune peine à comprendre le sujet de ce livre :

Les chocs culturels franco-japonais (tintiiin)

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L’auteure s’appelle Eriko Nakamura, et a grandi au Japon. Mariée à « Charles-san », un homme français, elle vit à Paris depuis dix ans et a donc eu tout le loisirs de se rendre compte des différences culturelles entre le Japon et la France. Je dis « France », mais il s’agit surtout ici de Paris.

Au travers des chapitres abordant chacun un différent point et un nouveau « Nââândé?! », Eriko nous parle de ces surprises qui ont émaillé sa découverte de la France. La France, rappelons le, objet des fantasmes les plus fous de la part de beaucoup d’étrangers. Paris,  la ville Lumière, ville de l’amouuuur, du raffinement et du romantisme. Le fantasme est tel que certains japonais développent ce qu’on appelle le « syndrome de Paris » quand ils découvrent la ville, et surtout ses habitants.   On ne peut que comprendre ce choc lorsqu’on sait quelle image de la France on vend aux étrangers, et ce qu’il en est réellement. Surpriiiise!

Eriko nous parle, entre autres, de sa surprise face à l’accueil des vendeuses dans les magasins français. De l’état des trottoirs. Des toilettes publiques. Du mariage. Et parfois, oui, j’ai eu honte.

Dans certains cas, je dirais qu’Eriko n’a pas eu de chance et est tombée sur les mauvaises personnes. Par exemple quand elle nous parle du laxisme  dans l’éducation des enfants, en nous narrant sa rencontre avec un couple dont les enfants faisaient le chahut dans un restaurant, mettant le bazar et insultant le personnel, le tout avec la bénédiction des parents. En tant que française, ça me choque aussi.

Mais dans d’autres cas, il est vrai que je me suis sentie embarrassée. Notamment par l’accueil qu’on réserve aux visiteurs dans les magasins. Je suis allée au Japon il y a maintenant deux ans. Bien entendu, je n’y suis restée que le temps de voir « la surface », mais j’ai été frappée par la politesse extrême des vendeurs à l’égard des clients, de leurs « Arigato Gozaimashitaaaa » et de leurs courbettes. Et ce dans tous les cas. Partout où je suis allée, j’ai été extrêmement bien accueillie.

De même, le coup des toilettes publiques : comme je comprends la surprise que peut éprouver un japonais en découvrant nos toilettes : elles doivent sembler préhistoriques! Parce que les toilettes japonaises… alala, les toilettes japonaises, avec leur siège chauffants, leurs programmes de séchage, de jets d’eau, parfois même de petites musiques jouées durant les moments critiques…les toilettes japonaises, ce sont les joies de la technologie dans la vie domestique, presque aussi révolutionnaire que le lave-linge!(si, si!)

toilettes

Quand j’étais allée au Japon, je me souviens avoir passé des heures à jouer avec tous les boutons. ( « Pardon j’ai été un peu longue, j’essayais les différents programmes des toilettes! »)

Bref… pardon pour l’intermède, mais vous savez, si on me lance sur le sujet des toilettes japonaises je peux  en parler pendant des heures!

 Je ne vais pas vous détailler ici tous les chapitres pour ne pas vous gâcher la lecture si d’aventure vous souhaitiez lire ce petit livre. Mais dans l’ensemble, j’ai assez apprécié le fait qu’Eriko s’efforce d’être la plus objective possible. Elle ne juge pas, ne dénigre pas l’une ou l’autre culture. Elle raconte simplement ses expériences, qu’elles soient bonnes, mauvaises ou simplement différentes d’une culture à l’autre, en apportant des éléments de son vécu.

Pour conclure : Une lecture rapide (120 pages environ) mais très fraîche et divertissante lorsqu’on s’intéresse à la culture japonaise :-)

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10 comments on “Nââândé!? Les tribulations d’une japonaise à Paris

  1. ho ton avis me donne envie de lire ce petit bouquin! J’imagine que ça n’a rien à voir! J’avais fait l’étude de marché des magasins de beauté (type Sephora) sur le marché chinois… enseigne « européenne » ou en tout cas des petits de l’Ouest, qui ne s’était pas du tout adapté aux états de l’Est et notamment pour ce problème d’accueil dans les magasins! Outch!
    Bref, moi déjà que je vois la différence niveau culture entre UK/FR alors j’imagine même pas Japon/France (enfin Paris! il est utile de le préciser je trouve hihi :p)
    Merci pour cette découverte!

    xx

  2. Il a l’air sympa ce livre! Il rappelle un peu les BDs de JP Nishi dans le concept :) C’est toujours intéressant de toute façon de lire le point de vue des autres sur notre culture et notre mode de vie.
    (Ha ha les toilettes au Japon, pour y avoir été aussi, je comprends parfaitement! ^^)

  3. Je suis certaine qu’il me ferait beaucoup rire, et les 120 pages seront d’autant plus bienvenues que nous manquons tous de temps pour lire à notre guise :) !

  4. Tu m’as donné très envie de le lire ! Et oui, surtout en région parisienne, ça devient de plus en plus dur de tomber sur un(e) vendeur(euse) consciencieux(euse). Même à la boutique Nespresso des Champs Elysées, on ne dit plus bonjour ! Souvent, justement, je me demande comment ça se passe avec des étrangers, on a, avec ce livre, la réponse !

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